Brignogan-Plages - Station balnéaire


Commune littorale au patrimoine naturel exceptionnel, Brignogan (ou, pour les moins habitués : Brigognan, ou Brignognan...) fait, depuis plus d’un siècle, figure de station balnéaire de la Côte des Légendes.

 

Remontons dans le temps


Autrefois hameau de la commune de Plounéour-Trez, Brignogan se développe à la fin du XIXe siècle avec la mode des bains de mer. Elle prend lors tout son essor et l’arrivée du chemin de fer facilite encore le déplacement des touristes de toute la région et des parisiens en quête de bien-être qui arrivent en nombre pour profiter du grand air et des plaisirs de la plage.

Brignogan profite alors de sa longueur d’avance et le début du XXe marque l’âge d’or de la station. Les hôtels récemment construits, s’adaptent pour faire face à l’arrivée des populations, fortement multipliée en période estivale.

En 1921, l’activité touristique est telle que Brignogan demande son indépendance et souhaite devenir « commune » en se détachant de sa commune mère. Elle acquière son autonomie huit ans plus tard, en février 1932.

Le 1er janvier 2017, 83 années après cette séparation, Plounéour-Trez et Brignogan-Plages se retrouvent et fusionnent à nouveau pour former la nouvelle commune de Plounéour-Brignogan-Plages. Leur complémentarité est aujourd’hui une force et de cette union a montré une richesse de paysages et une grande diversité d’activités.

 

Nautisme & Nature

Centre nautique de Plounéour-Brignogan-Plages ©D. Nguyen Duc Long - TCDL


Installé dans l’anse du port de Pontusval et abrité des vents dominants, le centre nautique de la plage des Crapauds, propose à toute la famille la possibilité de se connecter aux sports nautiques. Une occasion pour petits et grands d’apprendre à naviguer ou nager en toute tranquillité, de découvrir l’environnement marin avec les balades entre les rochers et de se perfectionner dans les différentes disciplines proposées. Pour ceux qui souhaitent allier performance et contemplation du milieu marin, deux circuits de nage en mer sont installés de juin à septembre. Alors à vos palmes et n’oubliez pas le masque de plongée !

L’anse de la Corniche est incontestablement un atout de beauté pour la commune et reflète encore aujourd’hui du succès touristique des temps passés. Les maisons de maîtres datant de la belle époque qui bordent le rivage en témoignent, offrant leurs pages d’histoire aux promeneurs et plaisanciers. Elles constituent un joyau indéniable dans cet écrin bleu azur.

L’histoire au naturel appartient aussi à Plounéour-Trez. Sa grande baie authentique et sauvage accueille chaque année les oiseaux de passage et comble les passionnés des sports de vitesse par la pratique du char à voile ou du kitesurf. Avis aux amateurs de grand air et de sensations fortes ! La baie de Goulven vous ouvre son terrain de jeu et ça décoiffe ! Après avoir admiré la beauté de son paysage, il faut à présent l’essayer. Une fatigue saine garantie !

Entre dunes et rochers, le sentier côtier guide les marcheurs le long de ses plages de sable blanc qui laissent espérer lorsque la mer se retire, une partie pêche aux coquillages. C’est très simple. Il vous suffit de suivre le mouvement, avec seau et râteau !

Les randonnées, pour mieux découvrir la nouvelle commune de Plounéour-Brignogan-Plages, sont balisées :


 

Le phare de Pontusval



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Live de DNGLS au phare de Pontuval en 2019


Telle une mouette blanche tournée vers le large et scrutant l’horizon, le petit phare de Pontusval s’est allumé pour la première fois le 15 septembre 1869. Construit pour alerter de la dangerosité des récifs qui bordent la Côte des Légendes, il fait le relai entre le phare de l’Île Vierge et celui de l’Île de Batz. Un calcul rapide : 1869/2019... le phare porte fièrement ses 150 ans ! Il est classé aux Monuments historiques depuis 2011 et les Phares et Balises, propriétaires de l’édifice, se doivent aujourd’hui d’en assurer l’entretien. Situé à la pointe de Beg-Pol, au nord du port de Brignogan-Plages, il est un des rares édifices de ce type à avoir été épargné par les destructions de la Seconde Guerre Mondiale. Il a été le témoin de nombreux naufrages et en 1882, une station de sauvetage a été construite à proximité.

Du haut de ses 14,5 mètres et 18,3 mètres au-dessus du niveau de la mer, ses trois éclats blancs et rouges toutes les deux secondes sur 10 milles, 52 marches pour atteindre la lanterne.


Ce lieu est magique et les plages de sables fin bordées de ces rochers sculptés par les vents, la mer et le temps, accentuent encore l’émerveillement. On dit aujourd’hui qu’il est le phare le plus photographié d’Europe !

 

La gardienne du phare


Marie-Paule, gardienne depuis 1968, le connait bien son phare ! il n’a plus aucun secret pour elle et les souvenirs y sont nombreux depuis toutes ces années, notamment les 50 marches de l’escalier qui mènent à la tour et qu’elle grimpait rapidement lors des tempêtes, quand la fée électricité n’avait pas résisté ! 35 années durant lesquelles ce binôme était à poste soir et matin, tel un vieux couple afin maintenir cette lumière si précieuse pour les gens de mer.

Le phare est automatisé depuis 2003 mais Marie-Paule est toujours là.  Brignoganaise de naissance, et souvent seule avec ses enfants par l’éloignement de son mari dans la marine marchande, elle ne voulait en aucun cas abandonner son complice de pierres, avec qui elle avait vécu à l’unisson depuis tant d’années. Aujourdhui à la retraite, elle en est donc toujours locataire.  Plus personne après elle n’habitera cette petite maison-phare, haute de 18 mètres et d’une portée de 10 miles (environ 18 kms).


 

La légende du dragon

Installation artistique dans le cadre des Ribin' de l'imaginaire

 

Chaque lieu, sa légende !

Celle de Pontusval nous parle du dragon de l’Elorn, à qui, dans le but d’assouvir sa grande faim, était offert chaque samedi, une personne tirée au sort parmi la population de la Roche Maurice. Lorsque le Seigneur de l’Elorn appris que le sort avait désigné son fils de deux ans, il préféra se noyer plutôt que de livrer l’enfant à ce monstre. Par chance, il fut secouru par deux chevaliers étonnés par ce geste désespéré. Elorn le païen leurs expliqua alors les raisons de son désespoir et les chevaliers lui promirent que s’il se convertissait, ils le délivreraient à tout jamais de l’animal, ce qu’il s’empressa d’accepter.

Avec beaucoup de courage et d’efforts, ils capturèrent le monstre et le jetèrent dans la mer à la pointe de Pontusval où il se noya.

On comprend mieux l’origine du nom de Pontusval, Poul beuz en eval en breton, qui signifie « gouffre où fut noyer la bête ».

Pour marquer la présence de cette légende un Œuf de dragon a été installé en 2019 dans le cadre des Ribin' de l'imaginaire.

 

Autour du phare


Sur le GR®34 le phare de Pontusval peut être le point de départs de grandes aventures !

Avec notamment le site de Meneham et son corps de garde entre les rochers à seulement 2,4 km, mais pas que...

 

La chapelle Pol à 450 m

La chapelle Pol, à deux pas du phare © M. Le Tissier - TCDL

Saint Pol-Aurélien était l’un des sept saints évangélisateurs de la Bretagne. Parti au VIe siècle de Cornouaille, il a traversé la Manche à l’aide d’une auge en pierre, a débarqué à Ouessant puis à Brignogan par la pointe de Beg Pol. Au départ, les fidèles souhaitaient transporter cette auge jusqu’à Plounéour-Trez, à l’aide de chevaux, mais chaque fois les cordes se rompaient ! Sans doute la volonté du Saint de rester face à cette pointe !

Au XVIe siècle, la chapelle fut donc édifiée au milieu des rochers, sur les ruines successives des édifices précédents, notamment un ancien site monastique fondé par Saint Pol-Aurélien. Elle fut en partie reconstruite en 1870.

Édifiée en granit, elle est encadrée d’une petite croix et d’un superbe calvaire. Sur le sommet d’un rocher voisin, une petite guérite de douanier a été érigée et on y accède par un escalier irrégulier, directement taillé dans la pierre. Cette guérite faisait partie de l’ancien programme de construction pour la surveillance du littoral sous l’égide de Vauban à la fin du XVIIe siècle. Celle-ci dépendait de la capitainerie de l’Aber-Wrac’h et les miliciens s’y installaient pour surveiller les bateaux ennemis au large, les susceptibles naufrages sur cette côte découpée, mais surtout les tentatives de pillage des épaves. À cette époque, la petite chapelle servait surtout de corps de garde.

Aujourd'hui la chapelle vit aux sons du festival musique classique, du monde et de jazz "Les Mercredis de la Chapelle Pol", tous les étés (sauf 2020).

Quelques légendes parcourent le lieu... On raconte, notamment, que lorsqu’un marin se perd en mer, si l’on célèbre une messe en son honneur dans la petite chapelle, son corps revient à la côte trois jours plus tard. Mais ce n'est pas son histoire la plus connue... Avez-vous entendu le récit du marin face au fantôme d'un curé, pour la lire c'est ici.

 

Le menhir de Men Marz à 1,4 km

Haut de 8.50 mètres, le menhir d emen marz est l'un des plus grand du Finistère © E.Berthier - TCDL

Men Marz est un des plus grands menhirs et un des premiers christianisés de Bretagne. Erigé en -4500 et -2500 ans, sa base n’est pas enfoncée dans le sol comme dans la plupart des cas mais simplement posée en équilibre sur le sol. Avec ses 8,50 mètres de hauteur et ses 80 tonnes, l’imposante mégalithes, classée aux monuments historiques depuis 1889, fait partie des quatre plus hautes de France.

Son nom signifie "pierre du miracle" et a donné naissance à de nombreuses légendes. Tout d’abord, celle de Saint Pol Aurélien, débarquant dans une auge de pierre avec sa sœur à la pointe de Beg Pol y aurait fixé les limites de la montée des eaux pour s’opposer à l’envahissement progressif de la mer. La jeune femme marqua tout simplement cette limite par une pierre posée du le sol : le menhir…

Une autre légende plus récente mais tout aussi étonnante : la pierre présente une encoche importante aux 2/3 de sa hauteur.  Les anciens nous racontaient que les jeunes filles non mariées se rendaient au menhir de Pontusval, prenaient un caillou et le lançaient vers le rebord de cette encoche. Si ce dernier y restait, elles se mariaient dans l’année !


À Brignogan, on remarque toujours l’importance du menhir dans la culture et une certaine fierté de cet ancêtre si lointain. On entretient ce passé par une « rue du menhir » par exemple. Il n’est pas « héro » de la commune comme on a souvent pour habitude de procéder dans la nomination des rues, mais membre à part-entière de celle-ci et il garde une forte présence sur le village. C’est le salut à une époque très éloignée, riche de culture et mystère légendaire, dont il est important de conserver la mémoire qu’il dégage encore aujourd’hui auprès de la  population.

 

Le sémaphore à 1,4 km en longeant la côte

Le sémaphore de Plounéour-Brinogan-Plages © M. Le Tissier - TCDL

Visible du phare et souvent prochaine étape en parcourant le GR®34, le sémaphore de Plounéour-Brignogan-Plages est un bâtiment militaire dépendant de la Marine nationale. Il a pour missions de veiller et réguler le trafic maritime. Il fait aussi partie d'un dispositif de sécurité lors des sauvetages et fournit des relevés météorologiques.

En y allant, vous croiserez l'Hôtel de la mer, halte bienvenue pour tous les promeneurs !


 

Sur la route des phares

Sur la route des phares

Dû à la crise du Covid-19, certains sites et activités sont possiblement perturbés, merci de nous contacter pour plus d'informations.

tourisme@cotedeslegendes.bzh


 

C'est dans la région de Brest que nous trouvons la plus grande concentration de phares !

Il faut dire que les côtes rocheuses et ces multiples îles ne sont pas moins dangereuses.

Entre paradis et purgatoires, venez les découvrir avec "La route des phares".